mercredi 6 avril 2011

Histoire de livres

3 avril 2011
Réveil à 11h30 après mon premier party en Belgique. Le décalage horaire (ou la soirée!!) se fait encore sentir. Peu importe, j'ai le sourire aux lèvres. C’est aujourd’hui le Salon du livre d’art Histoires de livre

Je suis très enthousiaste et un peu nerveuse à l’idée de rencontrer Cédric Manche, l’éditeur et membre fondateur de l’Employé du moi. C’est comme si, avec cette première rencontre, cette aventure prenait forme. Amandine, une amie Bruxelloise que je connais depuis longtemps, m'accompagne à l'ERG où se tient le salon, son ancienne école, qui est à quelques pas de chez elle. On y va à pieds. En arrivant, je vois une centaine d’artistes qui exposent leur œuvres. Elles ont toutes un lien avec le livre. Je trouve Cédric après avoir visité un peu. Je me présente. Il m’invite à m’asseoir derrière la table de l’Employé du moi. Tout de suite j’aime. Il m’invite de l’autre côté. Je n'ai pas à rester du côté des visiteurs.

Cédric Manche & moi
Ça ne prends pas beaucoup de temps avant que la gêne quitte la place et que notre discussion devienne vraiment intéressante. De plus, juste à côté de son kiosque, il y a celui de deux autres collectifs; Nos restes et Habeas Corpus. Je reconnais le 2e parce que j’ai reçu un message d’un certain Francesco Defourny qui m’a écrit avant mon départ. Il a reçu mon e-mail par son collègue Jérôme d’Habeas Corpus. Ça me confirme que mon e-mail a fait du chemin. C’est bien. Ils rigolent tous ensemble et je ris avec eux. Ils s’ouvrent tranquillement à moi. Cédric me parle de son travail d’éditeur. Il fait tout bénévolement, info très importante que je ne savais pas. Ça c’est de la passion pour son art. L’Employé du moi est une plateforme pour les nouveaux artistes BD qui veulent être publiés. Ils ne sont pas payés, mais ils sont publiés. Cédric dit même que lui et ses collègues finissent même par payer de leur poche. Il a toute mon admiration. Il est aussi professeur de BD à St-Luc. Il a comme collègue Thierry Van Hasselt qui a été le sujet d’un Portrait Croisé fait par une étudiante de l’INIS en 2004. Malheureusement, son nom m'échappe. C’est vraiment un milieu qui se tient serré. Tous s’entraident et participent aux collectifs des autres. Belle philosophie. Je trouve que l’on retrouve surtout ce genre de fraternité quand l’argent n’entre pas en ligne de compte. Ils font ça pour l’art, pour l’amour de la BD. Cédric me parle de Pascal Matthey qui est assis non loin de nous. Il est son éditeur et il aime beaucoup son travail. En effet c’est très intéressant. Son oeuvre reflète bien ce qu'il dégage en personne. Il utilise des couleurs franches et saturées. J’aime beaucoup. Tout d’un coup, un homme entre en coup de vent et on sent qu’il prend sa place. Il à l’air d’un gars qui fait ce qui lui plait, quand ça lui plait. C’est Francesco Defourny. Comme Cédric parle avec des visiteurs, j’en profite pour aller lui parler. Il est tout de suite très ouvert. Je parle avec lui et Pascal qui est un peu réticent à être devant une caméra. C’est sans soucis. Pour moi, c’est déjà une belle rencontre si on ne fait que parler BD. On se donne rendez-vous pour le mardi suivant. 

Pascal Matthey & Francesco Defourny
Francesco quitte pour son kiosque et je discute encore avec Pascal, Cédric et Alexandre de Monté, un artiste à l’édition Nos restes, qui est bien comique, mais qui se dit trop gêné pour être devant une caméra. Ils me parlent tous d’un vernissage qui aura lieu aux locaux de Nos Restes le vendredi suivant. À ne pas manquer puisque tout le monde y sera. Je vais jeter un coup d’œil au kiosque de George, le fanzine édité par Francesco. Je me souviens dans mes recherches que j’avais beaucoup aimé le concept de ce fanzine. On discute encore Francesco et moi et franchement, plus il parle, plus il me parle (!). Il est visiblement passionné, engagé et dévoué à cet art. Autre élément qui gagne mon cœur, il a enlevé le titre sur la couverture de George pour laisser toute la place à l’œuvre. J’adore. En fait, je déteste et j’ai toujours détesté les titres. Je trouve que c’est mettre une laisse à une œuvre. C’est toujours pénible pour moi d’en trouver un. De toute façon, le bleu qui revient sur chaque couverture est son titre et il reste visuel. Francesco me donne des noms de gens qu’il considère que je devrais rencontrer, des journalistes et auteurs qui sont des sources quasi encyclopédiques sur le sujet. Je quitte le salon la tête bien pleine, l'agenda bien rempli, le cœur léger et le corps fatigué. 

À bientôt!

Emilie

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